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Fahrenheit 451 - Ray Bradbury

Appel à tous les limiers-robots : recherchez cet homme :

Nom : Montage

Signes particuliers : Refuse le bonheur obligatoire et rêve d'un monde perdu où la littérature ne serait pas bannie. Cet ancien pompier est un dangereux criminel : au lieu de brûler les livres, il les lit.

Ces derniers temps j'ai décidé de m'attaquer à des classiques de la SF, et plus particulièrement à des classiques de la dystopie ; après avoir lu 1984, j'ai donc lu Fahrenheit 451.

Bien évidemment, et comme presque tout le monde à mon avis, je connaissais déjà les grandes lignes du roman, le pompier chargé de brûler les livres que désormais plus personne ne doit lire qui passe de l'autre côté et devient un criminel. Mais je ne savais pas de quelle façon l'histoire se terminait, ni surtout de quelle façon elle allait être menée, et ma lecture se présentait comme la rencontre entre la réalité du livre du Bradbury et mes attentes, tout ce que j'avais pu anticiper et imaginer.

La première chose qui m'a marquée lors de ma lecture, c'est le style de Bradbury ; je l'ai trouvé haché, avec peu de liaisons d'une scène à l'autre, très peu de présentation des lieux, des personnages, des situations, mais en même temps beau, avec des images étonnantes et évocatrices. Il a indéniablement un style propre, auquel je me suis très vite habituée, et plaisant à lire. En ce qui concerne le récit lui-même, j'ai aimé le fait qu'il n'y ait pas trop d'action, qu'on suive avant tout le cheminement personnel de Montag, et que le danger reste vraiment distant et totalement impersonnel. Ça donne une grande impression de solitude, qui est amplifiée par la personnalité de la femme de Montag. Et cette solitude m'a bien plus marquée que celle ressentie dans 1984 car là où elle était organisée par le Parti, elle est ici insidieuse, impalpable, diffuse, et, à mon sens, bien plus efficace. L'évolution ayant mené à l'interdiction des livres m'a particulièrement dérangée car j'ai l'impression que c'est ce qu'il se passe (peut-être pas à la même échelle, mais tout de même) à l'heure actuelle, et je trouve que la réflexion de Bradbury n'en a que plus d'actualité. J'ai également beaucoup aimé le comportement de Montag car il est très humain, désemparé devant ce qui se passe, devant ce qui lui arrive, ne sachant pas vraiment de quelle façon agir, emporté par ses émotions ; il n'a que sa fascination pour les livres pour se dresser contre la loi, rien d'autre. Quant à la fin du roman, qui baigne dans la même atmosphère que le reste de l'histoire, je l'ai trouvée assez mystique, mais, alors que cela aurait pu me rebuter, ça m'a remplie d'espoir parce que ça m'a parlée.

Un classique, donc, et qui a mon sens le mérite par sa qualité, son actualité, et sa force évocatrice.

Tag(s) : #Science fiction, #Dystopie

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